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		<title><![CDATA[master]]></title>
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		<description><![CDATA[Sont regroupés ici les articles de référence concernant certaines prises de position, opinions ou analyses de Christophe Oyra. Bonne lecture !]]></description>
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                <title><![CDATA[Juste, le prix ?]]></title>
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                <description><![CDATA[Alors que je suis contraint d'augmenter le prix du format broché d'<a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/astreya"><em>Astreya</em></a>, j'ai songé que c'était le moment de faire un article sur le prix de mes livres. En plus de vous fournir les raisons de ce changement, lesquelles apportent un aperçu des contraintes rencontrées en tant qu'auto-édité, je vais en profiter pour vous expliquer comment se répartit le prix entre les différents acteurs.<br />
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<br />
<h5 class="formatter-title">Histoire du prix d'<em>Astreya</em></h5>Liée à mes débuts en tant qu'auteur auto-édité, l'histoire du prix d'<em>Astreya</em> est le reflet de mes réflexions de l'époque... Et s'il est amené à être modifié pour le format broché (et particulièrement à augmenter), c'est sous l'effet de choix amplement mûris, doublés d'évolutions indépendantes de ma volonté. Mais voyons cela plus en détails...<br />
<br />
<h6 class="formatter-title">Professionnalisation</h6>Avant toute chose, pour bien saisir tout ce qui va suivre, il faut comprendre quel statut d'entreprise j'ai choisi, et pour quelles raisons...<br />
<p class="float-left"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Auto-entrepreneur_logo_fond-transparent.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Auto-entrepreneur_logo_fond-transparent_200p.png" alt="Logo originel du portail de l'auto-entrepreneur." style="margin: 0px;" /></a></p>Lorsqu'on souhaite, comme moi, être un écrivain auto-édité professionnel, une panoplie de possibilités s'offre à nous. L'une d'entre elles, sans doute la plus courante en France, est de créer une entreprise. Une nouvelle panoplie se présente alors, celle des statuts d'entreprise, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. J'ai donc pris le temps d'étudier tout ça pendant mes années d'emplois alimentaires (cf. la page <a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/auteur">L'Auteur</a> pour plus de détails à ce sujet) et il en est ressorti que la micro-entreprise (encore souvent appelée auto-entreprise) était celui qui me convenait le mieux. Pourquoi ? Parce que ce qui peut être considéré comme handicapant avec ce statut pour nombre de projets, devenait un avantage avec l'approche que je comptais favoriser... Je parle ici du fait que, dans une micro-entreprise, on paie ses cotisations non pas sur les recettes (le revenu duquel est déduit les dépenses) mais sur le chiffre d'affaires (la totalité du revenu, sans rien en déduire). Ainsi, pour une personne fabriquant, par exemple, des bijoux, elle doit payer ses cotisations d'entreprise sur la somme de toutes ses ventes, sans pouvoir en déduire le prix de son matériel (perles, fil, pinces, etc.).<br />
En ce qui me concerne, je vends des livres, donc je n'ai pas de matériel à acheter. J'ai seulement besoin d'un ordinateur pour écrire un roman puis pour créer le livre au format numérique, et de faire appel à un prestataire pour en imprimer la version papier. Si je n'ai pas de stock (impression à la demande) et que le prestataire prend sa commission avant de me reverser ma part, c'est tout bon : aucune dépense, et donc chiffre d'affaires = recettes !<br />
<br />
<h6 class="formatter-title">TheBookEdition</h6><p class="float-right"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/picto-thebookedition-blanc.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/picto-thebookedition-blanc_200p.png" alt="Pictogramme du logo de TheBookEdition." style="margin: 0px;" /></a></p>Est alors venu le moment de choisir le prestataire qui serait mon imprimeur... Comme je me charge moi-même de créer la couverture et le "bon à imprimer" (ou BAI, qui est le document que l'éditeur envoie à l'imprimeur pour de l'impression à la demande, on utilise parfois le terme BAT, pour "bon à tirer", même s'il correspond plutôt aux impressions en offset, c'est-à-dire en gros volumes), et que je souhaitais ne pas être rattaché à une seule plate-forme, j'ai donc mis de côté plusieurs acteurs du secteur, dont Amazon KDP. Au final, il en est resté deux : Lulu et TheBookEdition. Les avis et critiques sur ces deux prestataires se valaient, mais comme le premier est états-unien et le second français (et en sus dans la même région que moi), mon choix s'est tout naturellement porté sur lui. Le livre ne serait pas disponible dans tous les points de vente, mais seulement sur son site web et dans des librairies partenaires. Il était, à l'époque, à peu près impossible d'obtenir mieux sans devoir débourser une somme mensuelle, et comme le format numérique serait, lui, disponible partout grâce à mon diffuseur/distributeur numérique, l'offre m'apparut satisfaisante en attendant qu'une autre opportunité que je surveillais ne se concrétise.<br />
L'imprimeur choisi, il fallait encore définir le prix du livre qui, pour être juste, doit me permettre de dégager une marge suffisante, tout en restant suffisamment bas pour ne pas décourager le lectorat potentiel. La majorité des livres broché sont vendus entre 19 et 25 &#8364;, ce dernier prix étant pour des volumes épais ou illustrés. <em>Astreya</em> étant un roman de taille moyenne (286 pages), je devais rester dans le bas de la fourchette, voire en-dessous afin d'attirer plus de monde. Nous verrons le détail de la répartition dans la seconde partie de cet article, mais signalons tout de même ici que, pour définir le prix, j'ai pris en compte la marge libraire (qui me revenait si le livre était vendu depuis le site de l'imprimeur), et j'ai essayé de le maintenir le plus bas possible. À ce moment et avec ces différents facteurs, le juste prix était de 17 &#8364;.<br />
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<p class="float-left"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Immateriel_logo_blanc.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Immateriel_logo_blanc_150p.png" alt="Logo d'Immatériel.fr." style="margin: 0px;" /></a></p><h6 class="formatter-title">Immatériel.fr</h6>Le diffuseur/distributeur numérique Immatériel.fr ne traite qu'avec des éditeurs professionnels. Il accepte de travailler avec des auteurs et autrices auto-éditées à condition d'avoir créé une entreprise et de le lui prouver en fournissant son n<span class="emoji-tag">&deg;</span> SIRET. Comme c'est mon cas, je peux donc profiter des mêmes services que, par exemple, Bragelonne, qui lui a aussi confié son catalogue numérique. Cependant, beaucoup d'autres maisons d'édition indépendantes sont de taille plus modeste et, pour répondre à leurs besoins, Immatériel.fr a pendant longtemps &#339;uvré à mettre en place un service d'impression et de distribution de livre papier. Ce fut chose faite durant le second trimestre 2022 et je pus ainsi saisir cette opportunité que je guettais depuis un moment. Après plusieurs tests, <em>Astreya</em> pouvait désormais être commandé dans tous les points de vente.<br />
Puis, vint le moment où un exemplaire fut acheté, sur Amazon en l'occurrence, et je découvris alors que le fonctionnement différait quelque peu de celui auquel j'étais habitué chez TheBookEdition... En effet, comme Immatériel.fr avait établi un partenariat avec une autre entreprise qui se chargerait de l'impression, il ne lui était légalement pas possible de prendre la part de l'imprimeur pour la lui remettre directement avant de me reverser ma part, puisqu'il n'était qu'un intermédiaire entre l'imprimeur et l'éditeur, c'est-à-dire moi. Ainsi, Immatériel.fr me reversait ma part doublée de celle de l'imprimeur, et il m'incombait ensuite de payer ce dernier pour le service rendu. Et si vous avez bien suivi, vous comprenez que je me retrouve soudain dans un cas similaire à celui de notre vendeuse de bijoux... J'ai donc fait des calculs et en ai conclu que, pour conserver un revenu proche de celui du livre numérique, je devais monter le prix à 19 &#8364;. Ce nouveau prix me semblait toujours raisonnable et je m'apprêtais donc à l'appliquer, quand un autre imprévu se présenta...<br />
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<h6 class="formatter-title">Quand l'État s'en mêle</h6><p class="float-right"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/etat-fr_logo_rond.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/etat-fr_logo_rond_150p.png" alt="Logo arrondi de la République française." style="margin: 0px;" /></a></p>En juillet 2024, un mail de l'URSSAF m'informa de l'augmentation étalée sur trois ans du montant des cotisations pour la micro-entreprise, passant de 21,1 % à 26,1 %, soit plus d'un quart de mon chiffre d'affaires... Nouveaux calculs et je découvre que, à compter de 2026, mes recettes par livres (donc une fois toutes les cotisations payées), seraient de 0,20 &#8364; si je conserve le prix à 17 &#8364; (puisque je ne l'ai pas encore changé quand j'écris ces lignes), de 0,83 &#8364; si je garde l'idée de passer le prix à 19 &#8364; (alors qu'il aurait été de 1,23 &#8364; avant ce nouvel imprévu) et 1,45 &#8364; si je monte jusqu'à 21 &#8364;, qui est l'option que j'ai retenue.<br />
Souhaitant adoucir cette lourde augmentation, j'ai réfléchi à différentes possibilités et j'ai finalement décidé de la faire coïncider avec la ressortie d'<em>Astreya</em> au format poche, que je pensais faire après la publication de mon second roman. J'ai donc mis le travail de révision de ce dernier en pause et planché sur ce projet, en parallèle d'une collaboration dont je vous parlerai bientôt. Je compte aussi proposer une alternative aux personnes qui me soutiennent sur Tipeee, en plus du format numérique qui est déjà offert.<br />
<br />
<br />
<h5 class="formatter-title">Répartition</h5>J'avais depuis longtemps le projet de faire un article pour présenter comment se répartissent les recettes de la vente d'un de mes livres, ce changement de prix m'en offre l'occasion... Vous trouverez donc dans cette seconde partie le détail de cette répartition, accompagné de diagrammes circulaires, pour chaque format de mon roman <em>Astreya</em>. Les chiffres ci-dessous prennent en compte la totalité de l'augmentation des cotisations et sont donc valables à compter du 1er janvier 2026...<br />
<br />
<h6 class="formatter-title">Livre numérique</h6>Cas un peu particulier, commençons par le format numérique d'<em>Astreya</em>. Vendu 3,99 &#8364;, il faut y déduire la TVA de 5,5 % en France, soit 0,21 &#8364;, et la commercialisation (regroupant la part de mon diffuseur/distributeur numérique et de la librairie en ligne qui a vendu le livre) qui est le plus souvent de 1,51 &#8364; par livre (soit environ 37,8 %), mais ça peut varier selon la librairie et le pays d'achat. Ainsi, le "net éditeur" qui me revient dans cet exemple est de 2,27 &#8364;. Mais c'est sur cette somme que s'appliquent les cotisations d'entreprise de 26,1 % que l'on évoquait plus haut : il faut donc déduire 0,59 &#8364;... Reste au final 1,68 &#8364;, c'est-à-dire 42,1 % du prix de vente TTC.<br />
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-numerique.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-numerique_500p.png" alt="Diagramme circulaire pour le format numérique d'Astreya." style="margin: 0px;" /></a></p><h6 class="formatter-title">Broché en librairie</h6>Format papier le plus accessible car disponible dans tous les points de vente, à l'instar du numérique, penchons-nous sur le broché et son nouveau prix de 21 &#8364;... Comme précédemment, il faut déduire la TVA française de 5,5 %, soit 1,15 &#8364;, et les coûts de commercialisation (distributeur et librairie) de 52 %, soit 10,92 &#8364;, pour obtenir le net éditeur, s'élevant ici à 8,94 &#8364;. Ici encore, c'est à ce montant qu'il faut retrancher les cotisations de 26,1 %, soit 2,33 &#8364;, mais aussi, livre papier oblige, le paiement à l'imprimeur... Il s'agit d'un coût fixe qui dépend des choix de fabrication de l'éditeur (impression à la demande, format, type de papier, de couverture, etc.) et, pour Astreya, chez cet imprimeur, il s'élève à 5,16 &#8364; par livre. Reste ainsi, comme je l'avais dit un peu plus haut, 1,45 &#8364;, ce qui correspond à 6,9 % du prix de vente TTC.<br />
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-broche.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-broche_500p.png" alt="Diagramme circulaire pour le format broché d'Astreya disponible en librairie." style="margin: 0px;" /></a></p><h6 class="formatter-title">Broché chez TheBookEdition</h6>Le broché imprimé par TheBookEdition reste disponible sur leur plate-forme. Comme il n'y a cette fois aucun intermédiaire entre l'imprimeur et moi, ils sont l'équivalent des "exemplaires vendus par l'éditeur". Je ne peux cependant pas en baisser le prix en vertu de la loi sur le prix unique du livre, dite loi Lang : comme ils ont les mêmes format et pagination que ceux des autres points de vente, ils doivent être au même tarif, donc 21 &#8364;. Une fois les 1,15 &#8364; de TVA soustraits, l'imprimeur prend sa part pour la fabrication du livre et sa mise à disposition sur leur plate-forme, soit 8,94 &#8364; (c'est-à-dire 40,4 %). Il me reverse en conséquence 12,06 &#8364;. Vous commencez à connaître la chanson : c'est ici que l'on retranche les 26,1 % de cotisations d'entreprise, soit 3,15 &#8364;, et il reste alors 8,91 &#8364;, soit 40,2 % du prix de vente TTC. Comme vous pouvez le constatez, c'est ici que ma marge est la plus importante.<br />
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-broche-tbe.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-broche-tbe_500p.png" alt="Diagramme circulaire pour le format broché d'Astreya disponible chez TheBookEdition." style="margin: 0px;" /></a></p><h6 class="formatter-title">Poche chez TheBookEdition</h6>Comme je ne souhaite pas que le format poche remplace le broché (pour ce que j'en ai constaté, ces deux formats s'adressent le plus souvent à deux lectorats différents) et que je ne peux avoir qu'un seul format auprès de mon distributeur papier, le poche n'est disponible que chez TheBookEdition. J'ai fixé le prix de sorte que, malgré les frais de port assez élevés chez ce prestataire, le tout revienne à peu de choses près au même prix que celui du broché avant son augmentation. Ainsi, le tarif du poche est de 11 &#8364;. La TVA s'élève à 0,60 &#8364; et l'imprimeur prend 7,47 &#8364; (64,4 %), me sont donc reversés 3,53 &#8364;, auxquels on retranche les 0,92 &#8364; de cotisations, et il reste au final 2,61 &#8364;, c'est-à-dire 22,5 % du prix de vente TTC.<br />
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-poche.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/juste-prix/Camembert_Astreya-poche_500p.png" alt="Diagramme circulaire pour le format poche d'Astreya disponible chez TheBookEdition." style="margin: 0px;" /></a></p><br />
<h5 class="formatter-title">Quoi, c'est tout ?</h5>Comme vous l'aurez sûrement remarqué, dans l'écrasante majorité des cas, le revenu dégagé pour chaque livre est faible, de l'ordre de 1 à 2 &#8364;. Il est à noter que ce n'est pas tellement différent pour les auteurs et autrices éditées à compte d'éditeur (c'est-à-dire par une maison d'édition traditionnelle) : exception faite du livre numérique, leur revient généralement 5 à 10 % du prix de vente final du livre. Il faut donc vendre de gros volumes pour vivre de cette activité, et c'est pour cette raison que très peu y arrivent.<br />
Ayant parfaitement conscience de ce fait, j'ai choisi de miser davantage sur des modèles alternatifs, qui me permettent en sus de participer à l'accès à la culture en passant mes &#339;uvres sous licence libre quand les conditions sont réunies. Pour découvrir ces alternatives et, je l'espère, y contribuer afin de soutenir mon travail, je vous invite à vous rendre sur la page <a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/soutenir">Aider / Soutenir</a>. Merci !]]></description>
                <pubDate>Tue, 15 Jul 2025 15:08:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
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                <title><![CDATA[De l'utilité de l'écriture inclusive]]></title>
                <link>https://www.christophe-oyra.com/articles/0-root/2-ecriture-inclusive/</link>
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                <description><![CDATA[Celles et ceux qui ont lu la page "Avez-vous remarqué<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?" à la fin d'<a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/astreya"><em>Astreya</em></a> savent que mes livres sont rédigés en écriture inclusive. Mais quelles sont les raisons qui m'ont mené à faire ce choix<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Cette pratique a-t-elle un réel impact positif<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Quelle approche ai-je privilégiée<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? C'est ce que nous allons voir ici...<br />
<em><span style="font-size: 14px;">NB<span class="emoji-tag">&nbsp;</span></span>: les exemples et explications des deux premières parties de cet article sont volontairement simplifiées pour éviter de le surcharger. L'objet est ici de vous fournir une base sommaire et les éléments permettant d'approfondir si vous le souhaitez. Pour cela, il vous suffit de vous reporter aux références fournies en bas de page.</em><br />
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<br />
<h5 class="formatter-title">Pourquoi l'écriture inclusive<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?</h5>D'aucuns disent que l'écriture inclusive relève d'un mouvement de féminisation de la langue, or la langue française, comme la majorité des langues romanes, n'a nul besoin d'être féminisée<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: elle comporte déjà en son sein, et naturellement, tous les éléments qui permettent un équilibre satisfaisant entre féminin et masculin... Équilibre pourtant rompu par des règles comme celle stipulant que <em>le masculin l'emporte sur le féminin</em> et des affirmations selon lesquelles les mots féminins seraient construits à partir du masculin. Mais est-ce si sûr<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?<br />
<br />
La linguistique, c'est-à-dire l'étude scientifique des langues, s'est penchée sur ces questions, comme sur beaucoup d'autres, et il en ressort que, non, les mots ne se construisent pas à partir du masculin. Ils se construisent plutôt à partir d'un radical (ou racine) auquel vient se greffer une désinence (ou suffixe, terminaison) masculine ou féminine<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: par exemple, dans les mots <em>skieur</em><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>/<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><em>skieuse</em>, <em>ski-</em> est le radical, et <em>-eur</em><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>/<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><em>-euse</em> sont des suffixes, respectivement masculin et féminin.<br />
<br />
La règle du masculin dominant, quant à elle, est apparue dans un contexte bien particulier et a connu de nombreuses résistances en son temps... Voici un extrait de l'ouvrage <a class="offload" href="https://www.editions-ixe.fr/catalogue/le-langage-inclusif-pourquoi-comment/"><em>Le Langage inclusif<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: pourquoi, comment</em></a> d'Éliane Viennot, au début de son chapitre 2 "La masculinisation du français", qui synthétise les événements qui en sont à l'origine...<br />
<blockquote class="formatter-container formatter-blockquote"><span class="formatter-title">Citation :</span><div class="formatter-content">La domination du masculin sur le féminin dans la langue française ne date pas d'hier. Sans doute est-elle vieille comme le monopole des hommes sur la parole publique et l'écriture, et sans doute la retrouve-t-on dans la plupart des langues qui connaissent cette variation. Elle s'est toutefois nettement accentuée, en Occident, avec la création des universités (XIIIe siècle), puis avec l'invention de l'imprimerie (fin XVe siècle). [...]<br />
Le grand moment de la masculinisation du français est toutefois le XVIIe siècle. C'est alors que des réformes majeures ont été pensées et ont commencé à être mises en &#339;uvre. Or ces réformes allaient parfois contre le fonctionnement même du français, et il a fallu les imposer à une élite désormais tout à fait lettrée.<br />
Certaines personnes, aujourd'hui, vont répétant que notre pays adore les controverses sur la langue et qu'il y en a toujours eu. C'est faux. [...] Les vraies polémiques datent de la période où une <span class="emoji-tag">&laquo;</span><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>police de la pensée<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><span class="emoji-tag">&raquo;</span> a été instituée, avec la création de l'Académie (1635-1637). Et ces polémiques ont eu lieu parce que cette institution s'est immédiatement illustrée par un interventionnisme à la fois infondé linguistiquement et orienté idéologiquement (contre les innovations de la Pléiade, contre les italianismes et les gasconismes, contre le féminin, contre les simplifications orthographiques, pour <span class="emoji-tag">&laquo;</span><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>l'ordre<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><span class="emoji-tag">&raquo;</span>...), puis qu'elle s'est installée dans un conservatisme de plus en plus rigide, et enfin qu'elle s'est mise à dériver &#8211;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>alors que la linguistique naissait comme science<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>&#8211; vers l'incompétence notoire qui la caractérise depuis plus d'un siècle.</div></blockquote><br />
Ainsi, il ne s'agit finalement pas tant de féminiser la langue, que de la démasculiniser afin qu'elle redevienne égalitaire, comme elle l'est au naturel. Mais se présente alors une autre problématique<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: puisqu'on a maintenant l'habitude de la domination masculine et que ramener la langue à son équilibre naturel demande un certain effort, cela a-t-il un réel impact positif<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Car si aucun avantage n'en est retiré, autant laisser les choses telles qu'elles sont, non<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?<br />
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<br />
<p class="float-left"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/ecriture-inclusive/Bulle-inclusivite_by-Pixaline-and-OpenClipart-Vectors_pixabay.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/ecriture-inclusive/Bulle-inclusivite_by-Pixaline-and-OpenClipart-Vectors_pixabay_200p.png" alt="Langage inclusif. Bulle de dialogue par Sabine Kroschel et symboles de genre par OpenClipart-Vectors (licence Pixabay)." style="margin: 0px;" /></a></p><h5 class="formatter-title">Impact du langage inclusif</h5>Toute personne ayant pratiqué majoritairement une deuxième langue pendant suffisamment longtemps, a pu se rendre compte lorsqu'elle a dû parler de nouveau sa langue maternelle, qu'elle pensait dorénavant dans l'autre langue et devait mentalement "traduire" ses phrases. Ainsi, il y a une langue dominante, qui est celle dans laquelle on pense, et une ou plusieurs langues secondaires (vous pouvez visionner <a class="offload" href="https://www.youtube.com/watch?v=63rT9ack-Ew"><em>Peut-on oublier sa langue maternelle<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?</em></a> pour plus d'informations).<br />
<br />
Personnellement, cela m'est arrivé avec l'anglais et je me suis aperçu à un moment que, pour parler français, je devais remettre tous les adjectifs "à l'endroit" (ces derniers étant placés avant les noms en anglais, alors qu'ils le sont plutôt après en français). Cet exemple nous mène logiquement à supposer que la langue a une influence sur notre façon de penser, et donc que le langage inclusif (dont l'écriture inclusive est un volet) en a une lui aussi... Or, des études ont été menées sur le sujet et leurs conclusions vont, elles aussi, dans ce sens.<br />
<br />
Je ne vais pas détailler davantage ici, puisque d'autres s'en sont déjà chargé avec talent. Ainsi, je vais vous rediriger vers leurs travaux et vous encourager à visionner <a class="offload" href="https://www.youtube.com/watch?v=url1TFdHlSI"><em>L'Écriture inclusive a-t-elle un intérêt<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Quelles preuves<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?</em></a> et/ou à lire l'article <a class="offload" href="http://www.bunkerd.fr/ecriture-inclusive/"><em>L'Écriture inclusive<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: parlons faits et science</em></a>.<br />
<br />
<br />
<h5 class="formatter-title">Mes choix et leurs raisons</h5>La pratique de l'écriture inclusive est encore jeune et, par ce fait, de multiples propositions cohabitent et rien n'est encore fixé. Il y a différentes approches possibles dans cette façon d'écrire, qui est loin de se limiter au seul point milieu, et l'on pourrait même parler d'écritures inclusives (au pluriel, donc). Pour autant, le temps se chargera de conserver les usages qui se répandront le plus, et de progressivement faire disparaître les autres. Que pouvons-nous y faire<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Simplement être un des innombrables vecteurs de ce répandage en choisissant et en favorisant les idées qui nous semblent les plus pertinentes. En tant qu'auteur souhaitant participer à cette évolution de la langue, j'ai donc dû étudier le sujet et me positionner vis-à-vis de différentes propositions. Voici quelques-unes d'entre elles, les principales...<br />
<br />
<h6 class="formatter-title">Point milieu</h6>Évacuons tout de suite le sujet du point milieu (ou point médian), qui semble déchaîner les passions et qui est accusé de défigurer l'écrit ou d'être un "péril mortel" pour la langue (oui, oui, <a class="offload" href="https://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive">c'est l'Académie française qui l'a dit</a>)...<br />
Pour commencer, rappelons que ce n'est qu'un point placé au-dessus de la ligne de base &#8249;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><span class="emoji-tag">&middot;</span><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>&#8250;, qui se contente d'être un peu moins épais que la puce servant à l'énumération &#8249;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>&#8226;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>&#8250;, forcément un peu plus haut que le point marquant la fin d'une phrase &#8249;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>.<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>&#8250;, mais tout de même un peu moins haut que celui du haut dans les deux points &#8249;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>:<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>&#8250;, donc rien qui justifie les déchaînements que l'on voit parfois au détour de certains articles ou commentaires sur Internet... Intrinsèquement, un point n'est ni beau ni moche, il ne défigure rien et ne met en danger personne (pas même une langue). Bref, c'est un signe typographique comme un autre, bien que pas toujours facile à utiliser de par son absence sur les claviers actuels (d'où parfois son remplacement par la puce ou le point, ce qui n'est toutefois pas recommandé puisque ces signes servent à autre chose et vont donc, par exemple, compliquer les lectures d'écran pour les personnes malvoyantes).<br />
Ceci étant dit, qu'en est-il de son utilisation dans le cadre de l'écriture inclusive<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Eh bien il s'agit simplement d'une abréviation, celle de la double flexion (ou doublet). Pour prolonger l'exemple que je donne à la fin d'<a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/astreya"><em>Astreya</em></a>, <em>citoyen<span class="emoji-tag">&middot;</span>nes</em> abrège (et donc se lit) <em>citoyennes et citoyens</em>. Comme toute abréviation, sa lecture est donc affaire d'apprentissage, exactement comme il faut savoir que <em>bcp</em> abrège (et donc se lit) <em>beaucoup</em> ou que <em>rdv</em> abrège (et donc se lit) <em>rendez-vous</em>. Sans ça, difficile de lire à haute voix un texte comportant ces abréviations, comme par exemple : <em>viens m'aider qd tu peux stp, on n'a plus bcp de temps avant le rdv avec nos avocat<span class="emoji-tag">&middot;</span>es</em>.<br />
Maintenant que le rôle du point milieu est posé et (je l'espère) compris, mon positionnement à son égard s'impose de lui-même<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: sauf exception, on ne fait pas usage d'abréviations dans un roman, il n'y en a donc pas dans mes livres, pas plus que sur ce site ni dans aucun de mes écrits "réfléchis" &#8211;<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>contrairement donc aux discussions instantanées où, devant réagir et répondre rapidement, il peut m'arriver d'en faire usage par commodité. En conséquence, vous en verrez rarement, et peut-être même jamais, en me suivant dans mon métier d'auteur.<br />
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<p class="float-right"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/ecriture-inclusive/Bulle-doublet_by-Pixaline-and-De-Gaulle_pixabay.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/ecriture-inclusive/Bulle-doublet_by-Pixaline-and-De-Gaulle_pixabay_200p.png" alt="Double flexion du début des discours de De Gaulle. Bulle de dialogue par Sabine Kroschel (licence Pixabay)." style="margin: 0px;" /></a></p><h6 class="formatter-title">Néologie, épicénat et double flexion</h6>Dans une volonté d'alléger l'écriture inclusive, des néologismes font leur apparition afin de remplacer certains doublets<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>; c'est par exemple le cas de <em>lecteurice</em> (contraction du terme masculin <em>lecteur</em> et de la désinence <em>-rice</em> de <em>lectrice</em>) ou des pronoms <em>toustes</em> (contraction de <em>tous et toutes</em>) et <em>iel</em> et son pluriel <em>iels</em> (basés sur <em>il</em><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>/<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><em>elle</em> et <em>ils</em><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>/<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><em>elles</em>). Au-delà des affaires de goût (forcément subjectives et question d'habitude), ces propositions peuvent revêtir un intérêt dans certains cas, mais pour l'heure, aucune n'a remporté l'adhésion (bien que <em>iel</em> et son pluriel aient été suffisamment employés pour être ajoutés au <em>Robert</em>).<br />
Me concernant, je n'en fais pas usage, et ce, pour trois raisons... La première est que, comme cela vient d'être souligné, leur pérennité dans la langue n'est actuellement pas assurée, et les utiliser représente donc un pari qui pourrait amener les romans concernés à avoir des termes "périmés" d'ici quelques années ou décennies. La seconde est que, dans mon approche, l'écriture inclusive sert à raconter une histoire, elle est au service du récit et non l'inverse. La dernière est que, tout simplement, j'ai toujours trouvé comment faire avec ce que la langue propose déjà et n'en ai donc jamais eu besoin.<br />
Si on reprend les exemples précédents, au lieu de <em>parler à mes lecteurices</em>, j'utiliserai le terme épicène (c'est-à-dire non marqué en genre) me permettant de <em>m'adresser à mon lectorat</em>. Dans le même ordre d'idée, si mes personnages travaillent dans une entreprise et qu'ils ignorent qui en est à la tête, je peux remplacer le doublet <em>le directeur ou la directrice</em> par <em>la direction</em>, ou <em>la hiérarchie</em> s'il s'agit d'évoquer une ou plusieurs personnes situées au-dessus sans forcément monter jusqu'à la direction... Quant à <em>iels</em>, j'évite autant son usage que les doublets qu'il remplace (<em>il et elle</em>, <em>il et elles</em>, <em>ils ou elles</em>, etc.) dont je trouve la lecture peu fluide. Quand je suis confronté à un groupe mixte de personnages, je commence par utiliser un terme les désignant (le couple, le groupe, le trio, la bande, etc.). S'il y a peu d'individus, je peux faire usage de leurs noms (<em>Gabriel et Anaëlle se retrouvent au lieu prévu</em>). Si cela s'y prête et que le groupe fait suffisamment d'apparitions dans le récit, je peux lui trouver un surnom (<em>les Huit se rendirent à la fête foraine le soir même</em>). Mais finit toujours par venir un moment où ce n'est plus possible d'éviter de cette façon les répétitions gênantes... Dans ce cas, je fais en sorte de changer certaines phrases pour déplacer le sujet des individus vers un objet, un lieu, une action, etc. L'usage du passif est alors de mise et le pronom <em>leur</em>, qui est épicène, se révèle souvent très utile. Par exemple, dans le cas d'un couple hétéro, je remplacerais <em>ils se rencontrèrent peu avant Noël</em> (non inclusif) par <em>Leur rencontre eut lieu peu avant Noël</em>.<br />
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<h6 class="formatter-title">Fluidité de lecture</h6>Puisqu'est souvent reproché à l'écriture inclusive d'être difficile à lire (en général parce qu'elle est associée au point milieu et/ou aux néologismes, en ignorant l'épicénat, l'usage de double flexion, etc.), j'ai eu envie de démontrer qu'il n'en était rien. Je me suis donc lancé comme défi d'avoir une écriture inclusive fluide, et même dans la mesure du possible, invisible pour un public non-initié (ce qui peut alors amener l'occasion d'introduire le sujet en douceur, objectif de la page "Avez-vous remarqué ?" à la fin d'<a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/astreya"><em>Astreya</em></a>). L'idée, aussi, que des réfractaires à l'écriture inclusive puissent lire un de mes romans et ne le découvrir qu'après leur lecture me plaît bien<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: si vous êtes dans ce cas, et plus encore si ça vous a amené à nuancer votre jugement sur le langage inclusif, n'hésitez pas à m'écrire un petit mot, ça me fera plaisir<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>!<br />
Mais obtenir cette fluidité et cette inclusivité transparente dans mes récits représente un travail non négligeable, voire une certaine gymnastique mentale<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: les usages de dominance masculine sont bien ancrés dans la langue et j'ai été largement formaté par ma scolarité puis lors de ma formation et de ma pratique en tant que lecteur-correcteur (de mon expérience, la norme est la référence dans ce métier et l'évolution de la langue par l'usage n'est pas une notion abordée, mais cela sera sûrement amené à évoluer, si ce n'est pas déjà le cas). Pour autant, ce travail est motivant, puisqu'il contribue à dessiner ce que sera le français plus égalitaire de demain... Et quoi de mieux pour un auteur de science-fiction que de contribuer à un avenir meilleur<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?<br />
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<h5 class="formatter-title">Références</h5><ul class="formatter-ul">
    <li class="formatter-li">Livre <a class="offload" href="https://www.editions-ixe.fr/catalogue/le-langage-inclusif-pourquoi-comment/"><em>Le Langage inclusif<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: pourquoi, comment</em></a> d'Éliane Viennot
    </li><li class="formatter-li">Vidéo de Scilabus<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: <a class="offload" href="https://www.youtube.com/watch?v=url1TFdHlSI"><em>L'Écriture inclusive a-t-elle un intérêt<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Quelles preuves<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?</em></a> (23')
    </li><li class="formatter-li">Article <a class="offload" href="http://www.bunkerd.fr/ecriture-inclusive/"><em>L'Écriture inclusive<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: parlons faits et science</em></a>
    </li><li class="formatter-li">Section <a class="offload" href="https://siefar.org/la-guerre-des-mots/presentation/"><em>La Guerre des mots</em></a> sur le site de la SIEFAR (traitant de la masculinisation du français sous l'angle historique)
    </li><li class="formatter-li">Livre <a class="offload" href="https://www.actes-sud.fr/la-grande-grammaire-du-francais"><em>La Grande Grammaire du français</em></a> (pour le fonctionnement de la langue, et bien davantage)
    </li><li class="formatter-li">Vidéo de Linguisticae<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: <a class="offload" href="https://www.youtube.com/watch?v=63rT9ack-Ew"><em>Peut-on oublier sa langue maternelle<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?</em></a> (13')<br />
</li></ul>]]></description>
                <pubDate>Tue, 11 Jun 2024 17:23:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Sur le partage, la copie et les verrous numériques]]></title>
                <link>https://www.christophe-oyra.com/articles/0-root/1-partage-copie/</link>
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                <description><![CDATA[NB<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: Cet article n'a nullement pour objectif d'expliquer tous les tenants et aboutissants des problématiques abordées, mais simplement de fournir mon positionnement, en tant qu'auteur auto-édité, sur ces sujets.<br />
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<h5 class="formatter-title">Partage</h5><em>Plaisir non partagé n'est plaisir qu'à moitié</em>, nous dit le proverbe. Mais peut-il s'appliquer à la lecture, ce plaisir réputé solitaire<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? Outre les lectures à haute voix qui peuvent être faites à autrui, et qui restent une pratique peu répandue, un tel plaisir peut se trouver dans le prêt à une personne de notre entourage d'un livre qui nous a plu, ou dans une discussion avec elle au sujet de ce que cette lecture nous a apporté. Si le second exemple s'applique aussi bien à un ouvrage papier que numérique, peut-on en dire autant  quand il s'agit d'un prêt<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? D'ailleurs, un livre numérique peut-il se prêter<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?<br />
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<h5 class="formatter-title">Copie</h5>D'aucuns ont essayé de créer des systèmes d'emprunt d'ouvrage au format numérique, mais est-ce bien pertinent, particulièrement dans le cadre de proches qui veulent partager une &#339;uvre comme on prêterait un livre papier<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>? N'essaie-t-on pas plutôt, finalement, de faire rentrer une nouvelle technologie dans un cadre familier mais suranné en regard de ce qu'elle apporte<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?<br />
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Car, reconnaissons-le<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: dès lors que le numérique entre en jeu, les lignes bougent... Le prêt d'un objet implique que son propriétaire ne peut plus jouir de son usage, mais c'est une contrainte qui s'est imposée d'elle-même, de par la nature physique dudit objet<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: ça n'a jamais été une décision prise par quiconque. Or, le numérique permet de dupliquer un fichier (copie) aussi aisément que de le transférer (prêt). Ici, il s'agit bien d'une décision, et il n'y a aucune raison de prêter quand on peut copier. Seuls des raisonnements hérités d'une époque où cela n'était pas possible, ou des gens y trouvant un intérêt, cherchent à nous convaincre que "copier, c'est voler". Or, le vol, comme le prêt d'ailleurs, implique que le propriétaire est privé du livre qu'il possédait, là où la copie, au contraire, augmente la quantité de livres disponibles, et ne prive donc personne. À partir de là, deux catégories se distinguent<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: celle proposant de nouvelles règles pour fonctionner, et celle regroupant les personnes désirant continuer de fonctionner selon les règles précédemment établies. Or, quand on veut empêcher un changement déjà en cours de se poursuivre, on installe des verrous.<br />
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<p class="float-right"><a href="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/partage-copie/drm-Brendan-Mruk-and-Matt-Lee-CC-BY-SA-3.0.png" data-lightbox="formatter" class="formatter-lightbox"><img src="https://www.christophe-oyra.com/images/articles/partage-copie/drm-Brendan-Mruk-and-Matt-Lee-CC-BY-SA-3.0_300px.png" alt="L'entrave des DRM. Dessin de Brendan Mruk et Matt Lee (CC BY-SA)." style="margin: 5px;" /></a></p><h5 class="formatter-title">Verrous numériques</h5>Les DRM (pour <em>Digital Rights Management</em>, soit "Gestionnaire de Droits Numériques" en français) sont les principaux représentants de ces verrous numériques. Leur usage pose de nombreux problèmes, que je ne détaillerai pas ici, mais le principal est que les contourner n'a généralement rien de difficile pour qui souhaite le faire (donc leur efficacité est nulle), mais en plus, il est fréquent que l'individu ayant acheté une &#339;uvre dite protégée subisse des désagréments à cause du verrou numérique... En conséquence, l'usage de ce dernier devient même contre-productif, puisque seules les personnes achetant l'&#339;uvre vont rencontrer de potentielles difficultés, alors que les autres, qui copient ou téléchargent, peuvent en avoir une utilisation simplifiée et beaucoup plus libre.<br />
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Ainsi, comme toute démarche s'opposant à un progrès, elle est vouée à l'échec (le marché de la musique numérique l'a démontré). Quand les usages changent, il faut imaginer de nouveaux cadres accompagnant ces changements, plutôt que de les cadenasser dans des modèles devenus dépassés. Mais alors, que pouvons-nous faire face à la réalité du livre numérique ? Eh bien de nombreuses pistes ont déjà été explorées...<br />
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<h5 class="formatter-title">De nouveaux modèles</h5>Comme vous l'aurez compris, en tant qu'écrivain auto-édité, c'est-à-dire pleinement maître de toutes les décisions concernant mes ouvrages, je souhaite contribuer à ces nouveaux modèles, et vous en faire profiter. Car au-delà du simple aspect technique détaillé ci-dessus, ils s'accompagnent d'une nouvelle façon d'aborder le rapport entre les artistes et les individus souhaitant soutenir leur travail. En effet, la grande majorité de ces modèles renverse la logique<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: plutôt que se baser sur la méfiance, nous pouvons bâtir sur la confiance.<br />
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Je m'explique. Avec un modèle cherchant une rentabilité par la vente de livres, on tente d'empêcher sa diffusion aux seules personnes prêtes à faire un pari<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>: celui d'investir dans une &#339;uvre dont elles ne savent pas si elle leur plaira. Quant à celles n'en ayant pas les moyens, elles seront condamnées à se priver de lecture, ou à télécharger l'&#339;uvre illégalement et ainsi se placer dans une situation inconfortable. Sans compter qu'empêcher la copie revient à restreindre l'accès à la culture, ce qui amène certaines problématiques d'ordre moral et philosophique... Alors que si la copie devient autorisée par défaut (via une licence de libre diffusion comme les <a class="offload" href="https://creativecommons.org/licenses/?lang=fr-FR">Creative Commons</a> ou <a class="offload" href="https://artlibre.org/">Art Libre</a>, par exemple) et qu'on demande à la partie du lectorat qui le souhaite et qui en a les moyens de soutenir (financièrement ou par d'autres moyens) l'auteur ou l'autrice, une relation de confiance s'instaure naturellement et tout le monde en sort grandi.<br />
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Notons que d'autres modèles existent et peuvent cohabiter, comme la vente de produits dérivés, par exemple.<br />
Bien entendu, toute cette démonstration est simplifiée et la réalité est plus nuancée, mais ce sont les grandes lignes de la voie que je souhaite suivre en tant qu'auteur, et que l'auto-édition rend possible sans limitation.<br />
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<h5 class="formatter-title">En conclusion</h5>À mes yeux, le partage n'est pas un problème, et je compte soutenir la libre diffusion de la culture en passant, après un délai raisonnable, mes &#339;uvres sous des licences la facilitant. Avant cela, je ne m'opposerai absolument pas à la copie des fichiers de mes livres numériques, du moment qu'ils sont laissés inchangés et que c'est fait dans le respect de l'&#339;uvre. Et si vous souhaitez m'aider ou me soutenir, je vous invite à vous rendre sur <a class="offload" href="https://www.christophe-oyra.com/vers/soutenir">la page présentant différentes façons de le faire</a>.<br />
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<h5 class="formatter-title">Pour aller plus loin</h5>Voici quelques liens si vous souhaitez approfondir le sujet<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>:<br />
<ul class="formatter-ul">
    <li class="formatter-li">le site web <a class="offload" href="https://drm.info/index.fr.html">DRM.info</a><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>;
    </li><li class="formatter-li">l'entrée <em><a class="offload" href="https://faq.immateriel.fr/#Qu'en%20est-il%20des%20DRM%20%3F">Qu'en est-il des DRM<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>?</a></em> de la documentation éditeurs d'Immatériel.fr, acteur de la chaîne du livre, détaillant l'impact commercial négatif dû aux DRM<span class="emoji-tag">&nbsp;</span>;
    </li><li class="formatter-li">article Framablog <em><a class="offload" href="https://framablog.org/2020/12/04/pour-un-monde-avec-un-million-de-netflix/">Pour un monde avec un million de Netflix</a></em> et le <a class="offload" href="https://framablog.org/2020/12/04/pour-un-monde-avec-un-million-de-netflix/#comment-83549">complément donné par MashUp en commentaire</a><span class="emoji-tag">&nbsp;</span>;
    </li><li class="formatter-li">sites des licences <a class="offload" href="https://artlibre.org/">Art Libre</a> et <a class="offload" href="https://creativecommons.org/licenses/?lang=fr-FR">Creative Commons</a>.<br />
</li></ul><br />
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<span style="font-size: 14px;">Le logo en tête d'article a été réalisé par <a class="offload" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nina_Paley">Nina Paley</a> sous licence <a class="offload" href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr">Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0</a>.<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span><span class="emoji-tag">&nbsp;</span><span class="emoji-tag">&#9825</span> Copier est un acte d'amour. Copiez SVP.<span class="emoji-tag">&nbsp;</span><span class="emoji-tag">&raquo;</span> - Nina Paley</span>]]></description>
                <pubDate>Wed, 28 Jun 2023 00:00:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
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